Christian Jaccard, artiste du processus de combustion choisit le feu comme médium. Parallèlement à ses brûlis (feux jaillissants sur bois), et ses

combustions lentes (mèches blanches et noires sur toiles), la Galerie Guillaume expose jusqu’au 25 juillet 2009 ses « Anonymes calcinés »

La problématique du tableau de chevalet se transforme…

De 1979 à 1981, Christian Jaccard inscrit dans son oeuvre la suite des « Anonymes calcinés ». Il collecte et sort de l’oubli des toiles rebutées des XVIIème, XVIIIème, XIXème et XXème siècles, portraits et scènes païennes ou religieuses qu’il soumet à la chaleur intense d’un dispositif de combustion. L’iconographie des divers thèmes est biffée, scarifiée, incisée, travestie sous l’action du choc thermique.

Ainsi, l’anonymat de ces peintures «est réparé par ces coutures, ces zébrures qui sont à la fois la marque apposée sur l’original et ce qui tient lieu de signature. Comme un livre qu’on aurait recopié mais défiguré de façon telle que l’original devienne illisible pour luimême. L’original s’absente dans cette marque qui signe le passage de l’anonymat à une oeuvre réparée, c’est-à-dire une oeuvre signée », commente Dominique-Gilbert Laporte.

Figurant parmi les artistes emblématiques des années Supports-Surfaces, Christian Jaccard est présent dans les

collections publiques : MNAM, Centre Pompidou, FRAC et Musées (MAM de Saint Etienne, Ville de Paris Dunkerque,

Nice, Grenoble, La Chaux-de-Fonds, Hiroshima, Osaka…) Au cours de l’été 2008, invité par le Musée d’Orsay dans le cadre du programme « Correspondance » l’artiste mettait en lumière une oeuvre particulière confrontée à celle de la Collection.

La Galerie Guillaume met actuellement, en lumière la singularité de son travail, jusqu’au 25 juillet.

 

 

Galerie Guillaume, 32 rue de Penthièvre, 75008 Paris

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